Les 5 signes d’un burn-out au féminin

Pendant longtemps, elle a été celle sur qui tout le monde pouvait compter.

Au travail, elle répondait présente. Elle gérait ses dossiers, anticipait les besoins de son équipe, trouvait des solutions lorsque les problèmes apparaissaient.

À la maison, elle continuait à avancer. Elle organisait, prévoyait, pensait à tout ce qu’il ne fallait pas oublier.

Et pourtant, depuis quelque temps, quelque chose a changé.

Elle dort, mais elle ne récupère plus vraiment.

Elle termine ses journées avec la sensation d’avoir couru sans jamais avoir avancé.

Elle n’a plus la même énergie, plus la même patience, parfois même plus le même plaisir dans des activités qu’elle aimait auparavant.

Alors elle se dit que c’est une période difficile.

Que ça va passer.

Qu’il suffit de prendre quelques jours de repos.

Mais parfois, le corps et l’esprit essaient déjà d’envoyer un message.

Le burn-out ne survient pas toujours du jour au lendemain. Il est souvent précédé par une accumulation de signaux que l’on minimise, parce que l’on a appris à tenir, à s’adapter et à continuer malgré tout.

Reconnaître ces signes ne signifie pas forcément être en situation de burn-out. En revanche, cela peut être une invitation à ralentir, à s’écouter et à chercher ce qui doit être rééquilibré.

Qu’est-ce que le burn-out ?

Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, correspond à un état d’épuisement lié à une exposition prolongée à des situations de stress dans le cadre professionnel.

Il ne s’agit pas simplement d’être fatiguée après une période intense.

Nous connaissons toutes des moments où la charge de travail augmente, où les journées sont plus longues ou où les responsabilités sont plus importantes.

La différence réside dans la durée et dans l’incapacité progressive à récupérer.

Le repos habituel ne suffit plus.

Les vacances ne permettent plus réellement de retrouver son énergie.

Le sentiment de distance avec son travail s’installe.

Et parfois, une personne qui était très investie finit par avoir l’impression de fonctionner en mode automatique.

Pourquoi les femmes sont-elles particulièrement exposées ?

Il n’existe évidemment pas un seul profil de personne concernée par le burn-out.

Cependant, certains mécanismes peuvent davantage toucher les femmes dans leur vie professionnelle.

Beaucoup ont appris à être polyvalentes, à anticiper les besoins des autres et à prendre en charge ce qui doit être fait.

Ces qualités sont précieuses.

Elles permettent de créer, d’entreprendre, de manager, de porter des projets et de contribuer pleinement dans une organisation.

Mais lorsqu’elles s’accompagnent d’une difficulté à poser des limites, à déléguer ou à reconnaître ses propres besoins, elles peuvent progressivement devenir épuisantes.

Certaines femmes ne s’arrêtent pas parce qu’elles pensent qu’elles doivent encore tenir un peu.

Encore quelques semaines.

Encore un projet.

Encore une période chargée.

Jusqu’au moment où le corps impose finalement un arrêt.

Les 5 signes qui doivent inviter à s’interroger

1. Une fatigue qui ne disparaît plus malgré le repos

La fatigue est probablement l’un des premiers signaux auxquels il faut prêter attention.

Il ne s’agit pas simplement d’être fatiguée après une journée de travail.

Il s’agit de cette sensation de ne jamais vraiment récupérer.

Vous dormez, mais vous vous réveillez déjà épuisée.

Vous partez en week-end avec l’impression d’avoir besoin de plusieurs jours pour retrouver un peu d’énergie.

Vous revenez de vacances avec le sentiment que la fatigue revient immédiatement.

Lorsque le repos habituel ne suffit plus, il est important de se questionner sur ce qui consomme autant d’énergie au quotidien.

2. Une perte progressive de motivation et de plaisir

Certaines personnes en situation d’épuisement professionnel continuent à travailler et à remplir leurs missions, mais quelque chose change dans leur rapport au travail.

Ce qui apportait auparavant de la satisfaction devient une contrainte.

Les projets qui stimulaient autrefois semblent demander un effort considérable.

La motivation diminue progressivement.

On peut même ressentir une forme d’indifférence ou de détachement.

Ce changement est parfois difficile à accepter, notamment pour les personnes qui ont toujours été très engagées dans leur activité.

Elles peuvent se demander :

"Pourquoi je n’ai plus envie alors que ce métier me plaisait avant ?"

Cette question mérite d’être écoutée.

3. Une irritabilité ou une hypersensibilité inhabituelle

Lorsque les ressources diminuent, notre capacité à gérer les émotions peut également être impactée.

Des situations qui semblaient auparavant faciles à gérer deviennent plus difficiles.

Un simple imprévu peut provoquer une réaction disproportionnée.

Une remarque peut être vécue plus intensément.

Une demande supplémentaire peut sembler impossible à supporter.

Cela ne signifie pas que la personne est devenue moins patiente ou moins professionnelle.

Cela peut simplement indiquer que ses réserves d’énergie sont largement sollicitées.

4. Le sentiment d’être constamment dépassée

Certaines femmes décrivent cette sensation d’avoir toujours une longueur de retard.

La liste des choses à faire ne se termine jamais.

Même lorsqu’elles avancent, elles ont l’impression de ne pas en faire assez.

Elles pensent davantage à ce qu’elles n’ont pas réussi à faire qu’à tout ce qu’elles ont déjà accompli.

Cette impression de surcharge peut devenir permanente et empêcher de prendre du recul.

Le cerveau reste constamment en alerte.

5. Une perte de confiance en soi et en ses capacités

L’un des aspects les plus difficiles du burn-out est souvent le changement de regard que l’on porte sur soi.

Des personnes habituellement autonomes et investies peuvent commencer à douter de leurs capacités.

Elles peuvent avoir l’impression de ne plus être à la hauteur, de faire moins bien ou de ne plus être capables comme avant.

Pourtant, ce n’est pas forcément leurs compétences qui ont diminué.

C’est souvent leur niveau d’épuisement qui modifie leur perception d’elles-mêmes.

Que faire lorsque ces signaux apparaissent ?

Le premier réflexe est souvent de minimiser.

Nous nous disons que d’autres vivent des situations plus difficiles, que ce n’est qu’une mauvaise période ou qu’il faut simplement être plus organisée.

Pourtant, écouter ces signaux est déjà une forme de prévention.

Cela peut passer par des actions simples :

  • accepter de ralentir avant d’être obligée de s’arrêter ;

  • identifier ce qui prend trop d’énergie au quotidien ;

  • revoir certaines priorités ;

  • apprendre à poser des limites ;

  • demander du soutien lorsque cela devient nécessaire.

Parfois, ces questionnements ouvrent aussi une réflexion plus large sur sa vie professionnelle.

  • Est-ce que mon travail correspond encore à mes valeurs ?

  • Est-ce que mon environnement me convient ?

  • Est-ce que j’ai encore envie de continuer dans cette direction ?

C’est ce que nous abordons en bilan de compétences.

Et si le burn-out était aussi un moment pour repenser son parcours ?

Après une période d’épuisement, beaucoup de femmes ressentent le besoin de ne pas simplement reprendre comme avant.

Elles souhaitent comprendre ce qui les a conduites jusqu’à cet état.

Elles veulent retrouver une activité qui a davantage de sens.

Elles cherchent parfois à rééquilibrer leur vie professionnelle ou à envisager une nouvelle direction.

C’est souvent dans ces moments qu’un accompagnement permet de prendre du recul.

Un bilan de compétences peut être une étape pour faire le point sur son parcours, identifier ses ressources, comprendre ses aspirations et construire un projet professionnel plus aligné avec la personne que l’on est aujourd’hui.

Parce que l’objectif n’est pas seulement de retrouver la capacité à travailler.

L’objectif est aussi de retrouver une manière de travailler qui respecte son énergie, ses valeurs et ses besoins.

Écouter les signaux n’est pas un signe de faiblesse.

C’est parfois le premier pas pour construire une vie professionnelle plus durable.

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